Uber propose des crédits toxiques à ses chauffeurs

Posté par taxisnice06 le 6 novembre 2014

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Uber semble prêt à tout, même aux méthodes les plus contestables, pour générer davantage de profit.
Le blog Valleywag vient de mettre en lumière la nature des prêts proposés par Uber à ses chauffeurs. Des prêts qui rappellent beaucoup les “subprimes”, crédits immobiliers à très haut taux d’intérêt accordés à des personnes peu solvables, et qui, accessoirement, ont été à l’origine de la bulle spéculative et de la crise financière de 2008.

Ces prêts ressemblent aussi beaucoup à ceux accordés depuis quelques temps par General Motors et Santander Consumer USA – par ailleurs tous deux partenaires de l’opération de financement des voitures d’Uber – à leurs clients. Or, ces deux sociétés font l’objet d’une enquête fédérale : elles sont soupçonnées de pratiquer des prêts du type “subprimes”, rapporte ValleyWag :

“[Ces prêts] sont inclus dans des investissements vendus à des fonds de pension et à des compagnies d’assurance.”

Accordés à des personnes peu solvables, qui peinent souvent à rembourser des sommes exorbitantes prêtées à des taux élevés, les “subprimes” ont été à l’origine de la bulle spéculative de 2008. Ces prêts jamais remboursés étaient transférés de banques en compagnies d’assurances en passant par des sociétés de crédits, touchant ainsi tout le circuit bancaire.

A en croire Uber, rembourser son prêt automobile est très simple, puisqu’une somme est directement déduite de la rémunération des chauffeurs. Seul problème : les dites rémunérations n’atteignent pas des sommets, à moins de travailler 50 heures par semaine – ce que précise d’ailleurs le PDG d’Uber, Travis Kalanik.
En outre, les tarifs d’Uber ainsi que la part que s’attribue l’entreprise sur chaque course fluctuent énormément ce qui conduit à une incertitude quant aux salaires des chauffeurs. Et donc à une incertitude quant à leur capacité de rembourser leurs prêts.

A ces bas salaires et risques d’endettement s’ajoutent des conditions de travail des chauffeurs qui laissent à désirer : baisse des tarifs, entretien de la voiture et des services (boisson, nourriture) à la charge du chauffeur, journées de 13 heures, …
Ces conditions ne semblent pas spécifiques à la France ; aux Etats-Unis, notamment à Los Angeles, Seattle et New York, les chauffeurs d’Uber tentent de créer des syndicats.

De son côté, Uber a beaucoup à gagner à promouvoir de tel prêts : ses chauffeurs tendent à travailler davantage, et elle n’a pas à assumer les prêts automobiles, puisqu’elle fait appel à d’autres sociétés.

Le plus cynique c’est qu’Uber en profite sachant très bien que pour ne pas être au chômage, de nombreuses personnes sont malheureusement prêtes à beaucoup…

Le Bureau

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